TRAVAIL

SMIC, licenciements, revalorisations salariales, cotisations, chômage, RSI, code du travail, ... Qu'en disent-ils ?

Emmanuel MACRON

  • Augmenter le revenu net de chacun, en réduisant les cotisations sociales.
  • Augmentation de  la prime d’activité.
  • Exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.
  • Transformant le CICE en allégement permanent de cotisations sociales de 6 points.
  • Faciliter l’embauche des salariés peu qualifiés, en atteignant zéro charge générale au niveau du SMIC.
  • Création  d’un code du travail digital.
  • Réduire les cotisations sociales pour les indépendants.
  • Supprimer la caisse qui gère le RSI pour l’adosser au régime général.
  • Supprimer les charges des microentreprises la première année et doubler les plafonds.
  • Système de bonus-malus sur les cotisations d’assurance chômage.
  • Instaurer un plafond et un plancher pour les indemnités prud’homales pour licenciement.
  • Mise en place une assurance chômage pour tous.
  • Ouvrir les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent.
  • Un contrôle accru de la recherche d’emploi.

Marine LE PEN

  • Retirer la loi Travail.
  • Mettre en place un plan de ré-industrialisation.
  • Soutenir les entreprises françaises face à la concurrence internationale déloyale par la mise en place d’un protectionnisme intelligent et le rétablissement d’une monnaie nationale.
  • Instaurer un vrai patriotisme économique en se libérant des contraintes européennes et en réservant la commande publique aux entreprises françaises si l’écart de prix est raisonnable. Réserver une partie de la commande publique aux PME.
  • Supprimer sur notre territoire la directive « détachement des travailleurs ».
  • Alléger la complexité administrative et fiscale pesant sur les TPE-PME, et abaisser leurs charges sociales.
  • Réduire le nombre des obligations administratives liées au seuil social de 50 salariés et fusionner les institutions représentatives du personnel entre 50 et 300 salariés.
  • Libérer l’accès au crédit pour les petites et très petites entreprises.
  • Créer un bouclier social pour les indépendants en leur proposant le choix de s’affilier au régime général ou de conserver la spécificité de leur régime.
  • Maintenir la durée légale hebdomadaire du travail à 35 heures.
  • Défiscaliser les heures supplémentaires et maintenir leur majoration.
  • Créer un dispositif « premier emploi » qui exonère totalement de charges la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans.
  • Faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.

François FILLON

  • Faciliter les recrutements dans les entreprises à travers une rénovation du contrat de travail.
  • Refonder et simplifier le code du travail.
  • Doubler les seuils sociaux (de 10 à 20 et de 50 à 100) pour faciliter l’embauche dans les petites entreprises.
  • Rendre possible le recours au référendum d’entreprise à l’initiative du chef d’entreprise.
  • Mettre fin à la durée légale du travail à 35 heures et laisser chaque entreprise décider de son temps de travail par la négociation et la signature d’accords collectifs.  Une durée de référence de 39 heures sera introduite pour le cas particulier des entreprises sans dispositions conventionnelles sur le temps de travail (nouvelle entreprise par exemple).
  • Alléger le poids des normes et des contraintes pesant sur les PME en les alignant sur les normes européennes, sans ajouter d’obligations nouvelles.
  • Réduire l’impôt des particuliers de 30% du montant investi dans une PME, jusqu’à 1 M€ pour un couple.
  • Rationaliser les dispositifs d’accompagnement des entrepreneurs à l’export, tant dans la préparation en amont que dans la prospection à l’étranger.

Jean-Luc MÉLENCHON

  • Réserver l’avantage fiscal de l’assurance-vie aux fonds investis en France.
  • Créer un fonds de solidarité interentreprises pour mutualiser la contribution sociale entre toutes les entreprises et les groupes pour soulager les PME et assurer la solidarité financière entre donneurs d’ordre et sous-traitants. Il sera financé grâce à une contribution des entreprises selon un barème progressif.
  • Financer l’escompte des PME à taux zéro par le pôle financier public.
  • Abroger la loi El Khomri.
  • Interdire les licenciements boursiers.
  • Interdire le versement de dividendes dans les entreprises ayant recours à des licenciements économiques.
  • Réaffirmer le CDI comme norme du contrat de travail.
  • Refonder le recours à la rupture conventionnelle pour empêcher les licenciements déguisés.
  • Instaurer un quota maximum de contrats précaires dans les entreprises : pas plus de 10 % de contrats précaires dans les PME, pas plus de 5 % de contrats précaires dans les grandes entreprises.
  • Faciliter la requalification en contrat de travail salarié des auto-entrepreneurs à client unique et des collaborateurs exclusifs des plateformes dites collaboratives (Uber…).
  • Lutter contre le temps partiel contraint qui touche 80 % des femmes.
  • Régulariser les travailleurs sans-papiers pour assurer l’égalité sociale entre travailleurs.
  • Remplacer les emplois d’avenir par un contrat jeune d’une durée de cinq ans.
  • Instaurer le droit pour les salariés à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprise ou des projets stratégiques.
  • Renforcer le pouvoir d’intervention des salariés contre les licenciements économiques par un droit de veto suspensif des comités d’entreprise.
  • Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.

Benoit HAMON

  • Mettre l’effort de la recherche et développement à 3 % du PIB.
  • Ne pas baisser la valorisation des heures supplémentaires.
  • Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.
  • Créer un statut unique pour tous les actifs.
  • Faciliter la reprise d’entreprises en SCOP par les salariés.
  • Renforcer le syndicalisme.
  • Instaurer un droit inconditionnel au temps partiel.
  • Abroger la loi travail.
  • Créer un statut du dirigeant d’entreprise avec des obligations.
  • Lutter contre le salariat déguisé.
  • Créer une monnaie alternative inter-entreprises qui leur permettra de s’échanger des services sans mobiliser leur trésorerie.
  • Encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices par la modulation de l’impôt sur les sociétés.
  • Créer une contribution sociale sur les robots. Elle alimentera un Fonds de Transition Travail (FTT).

Nicolas DUPONT-AIGNAN

  • Utiliser les 20 milliards d’euros des dispositifs existants (CICE, pacte de responsabilité) vers des baisses de charges patronales en direction des entreprises exposées à la concurrence internationale.
  • Exonérer de charges pendant 5 ans le recrutement en CDI d’un chômeur de longue durée.
  • Abroger la directive dite « travailleurs détachés ».
  • Garantir des débouchés plus nombreux aux PME françaises en leur réservant 50% de la commande publique.
  • Baisser de moitié le taux de l’Impôt sur les Sociétés (IS) pour les bénéfices réinvestis sur le sol français.
  • Nommer un dirigeant de PME au poste de ministre de l’Économie.
  • Relever les seuils sociaux de 50% pour nos entreprises afin de simplifier la vie des PME.
  • Faciliter les relations entre TPE/PME et banques afin d’ouvrir le crédit aux entrepreneurs.
  • Augmenter les salaires nets de 10% en diminuant les charges salariales de 30% sur la durée du quinquennat.
  • Payer les salaires tous les 15 jours afin de réduire les découverts des Français.
  • Mettre en œuvre le travail universel pour donner une activité à chaque Français.
  • Créer un « revenu unique d’existence » (RUE). Il permettra, dans une première étape, d’augmenter, automatiquement, le revenu des actifs dont les revenus sont inférieurs à 2 200 euros net, et prioritairement ceux dont les moyens sont les plus faibles.

Jean LASSALLE

  • Permettre aux entreprises de servir le bien commun, le long terme.
  • Initier à des métiers demandeurs, par des stages “bootcamp” de quelques semaines d’été (15 000 personnes l’été 2017, montée en puissance ensuite).
  • Financer 300 000 places d’apprentissage de plus, auprès des entreprises.
  • Proposer à tous l’alternance dès la 4ème, 1 jour / semaine.
  • Simplifier les réponses aux appels d’offres publics, après avoir réalisé un audit des coûts qu’ils engendrent.
  • Fixer à l’avance, l’année précédente, les barèmes sociaux, fiscaux… qui seront appliqués aux entreprises.
  • Proposer en ligne un site public de comptabilité pour indépendants, dispensant d’association ou centre de gestion “agréé”, et faisant directement les déclarations.
  • Concevoir et mettre en œuvre un plan de soutien aux entreprises familiales notamment par des instruments fiscaux afin de préserver l’outil de production et de résister aux sirènes court-termistes des financiers.
  • Moderniser les allègements de charge sur les salaires en instituant une franchise générale jusqu’à un certain montant de rémunération.
  • : Élargir la négociation collective dans l’entreprise à l’équilibre vie-travail, au télétravail, aux métiers… et favoriser les accords de participation aux bénéfices.
  • Instaurer la parité salariés-actionnaires dans les comités des rémunérations.
  • Interdire en Europe que l’essentiel des revenus d’un dirigeant soit lié à l’évolution de court terme d’actions de sa société.
  • Bloquer la concurrence déloyale par les plate-formes, par des charges égales.
  • Appliquer le droit du travail français aux travailleurs en France (“détachés”).
  • Autoriser le salarié employé par un tiers (intérim long terme, SSII…) à faire reconnaître son véritable employeur.
  • Accompagner la reprise de PME par les salariés.
  • Annualiser les heures supplémentaires, dans toutes les entreprises qui le souhaitent.
  • Autoriser plus généralement les échanges de temps dans l’entreprise (bourse du temps, échanges de RTT…).
  • Payer à nouveau les heures supplémentaires +25 ou +50%, et non pas +10%.

Philippe POUTOU

  • S’attaquer à une société fondée sur le profit et l’exploitation.
  • Réduire le temps de travail pour permettre à chacun d’avoir un emploi.
  • Passer aux 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.
  • Rendre le travail moins pénible.
  • Disposer d’un temps de loisir pour participer à la vie familiale et sociale.
  • Le SMIC à 1700 euros net tout de suite, et une augmentation de tous les salaires de 300 euros.
  • Un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous.
  • Interdire les licenciements et les suppressions de postes.
  • Créer un million d’emplois dans les services publics.

François ASSELINEAU

  • Relocaliser en France le plus grand nombre possible de commandes publiques.
  • Augmentation du SMIC (de 1153 € net/mois à 1300 € net/mois) – compensée par une baisse des cotisations – permettant une relance par la politique de la demande.
  • Abroger les loi « Macron » et « El Khomri ».
  • Garantir le statut des professions réglementées (artisans-taxi, avocats, notaires, médecins, pharmaciens, etc.).
  • Renforcer le contrôle et la surveillance des fraudes par l’administration du travail, l’URSSAF et les juridictions.
  • Rendre la réglementation du travail intelligible aussi bien pour l’employeur que pour le salarié.
  • Baisser des cotisations sociales patronales pour les PME et TPE.
  • Améliorer les conditions des CDD : maximale de 24 mois renouvellement compris, prime de précarité majorée à 20% de la somme des salaires bruts, taux horaire majoré de 15% par rapport aux minima légaux ou conventionnels, rupture de l’employeur uniquement en cas de faute grave.
  • Réaffirmer le repos dominical comme standard de la société.
  • Reconnaître les risques psychosociaux en tant que maladie professionnelle.
  • Confirmer et sanctuariser le droit à la déconnexion.
  • Favoriser la participation des travailleurs à la direction de l’économie.
  • Faciliter l’embauche dans les PME et TPE.
  • Mieux orienter l’épargne mobilisable vers les TPE et PME locale et l’artisanat en recherche de capitaux.
  • Suppression du RSI et de la CIPAV.

Nathalie ARTHAUD

  • Instaurer un droit au travail pour tous.
  • Interdire les licenciements et les plans de suppression d’emplois, à commencer par les entreprises qui font des profits.
  • Répartir le travail entre tous les travailleurs, sans perte de salaire.
  • Augmentation générale des salaires et Smic à 1.800 euros net.
  • Augmenter «tous les salaires » à hauteur de 300 euros mensuels.
  • Les minima sociaux doivent être transformés en salaire.
  • Imposer l’indexation des salaires sur le coût de la vie.
  • Embaucher massivement dans tous les services publics, dans les hôpitaux, dans l’éducation, les transports…
  • Si une PME a une trésorerie si maigre qu’elle ne peut augmenter les salaires, il faut imposer que sa maison mère, son donneur d’ordres ou sa banque soient mis à contribution à sa place.

Jacques CHEMINADE

  • Assurer la reprise mondiale avec un Glass Steagall global, un Nouveau Bretton Woods, un projet mondial d’infrastructures à l’image des Nouvelles Routes de la soie de la Chine et une Europe des patries et des projets.
  • Relancer nos chantiers nationaux avec la construction de deux millions de logements sociaux.
  • La Banque nationale et un secrétariat au Plan auprès du Premier ministre, fondements du dispositif.
  • Engager suffisamment de conseillers et former les agents pour assurer le suivi personnalisé des demandeurs d’emploi.
  • Recours à de nouveaux logiciels permettant de mieux faire coïncider les besoins des employeurs avec les compétences des candidats.
  • Faire émerger un marché du travail qui s’organisera en rendant publiques les données sur les demandes d’emploi, pour les croiser avec les besoins de compétences.
  • Un SMIC à 1700 euros brut, en trois hausses successives, en contrepartie d’une augmentation de trois points de la TVA.
  • Un système de bonus-malus en matière de licenciements et d’assurance chômage. // Fixer aux deux tiers du SMIC la RFPE et l’AFDEF.
  • Abroger la loi El-Khomri et lui substituer un texte dont le pilier sera un nouveau CPA exigeant.
  • Faire du CPA un portail informatique unique, permettant à chaque travailleur d’accéder à ses droits personnels.
  • Remplacer le Régime social des indépendants (RSI) par un statut social unique des actifs.

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